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" Si le peuple français m'accorde sa confiance, je m'engage à reconnaître publiquement les responsabilités des gouvernements français dans l'abandon des harkis, le massacre de ceux restés en Algérie et les conditions d'accueil des familles transférées dans des camps en France" La France a un nouveau président François Hollande.

De nombreuses questions interpellent les harkis qui attendront des réponses adaptées aux problèmes de leur quotidien. Je tiens aussi à dire que nous serons très attentifs à la concrétisation des engagements de François Hollande.

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Monsieur le Président de la République François Hollande veuillez tenir vos promesses envers les familles de harkis. Signez la pétition

Publié par Extrait des archives France Bleu

Harkis, le 25 septembre 2001 Radio France en parle…


mardi 25 septembre 2001
La France rend hommage aux harkis

Pour la première fois depuis la fin de la guerre d’Algérie, l’Etat français a rendu aujourd'hui un hommage national et solennel aux harkis et à leurs familles qui depuis 30 ans se mobilisent pour obtenir "reconnaissance et réparation".



© AFP - Lionel Bonaventure


La France rend hommage aux harkis


Très attendue par les harkis, représentés aujourd’hui par près de 500 associations, cette journée d’hommage national a marqué "un premier pas" vers la reconnaissance de cette communauté qui depuis le début des années 70 se mobilise pour obtenir "réparation" du préjudice moral, matériel et physique qu’elle estime avoir subi.

Entre 1954 et 1962, près de 220.000 musulmans s’engagent dans l’armée française en Algérie. Après la fin de la guerre et le retrait des troupes françaises en mars 1962, 100 à 150.00 d’entre eux, restés sur le terrain, sont alors assassinés, victimes des représailles du FLN (Front de libération national) algérien. Entre 1962 et 1968, 15 à 20.000 harkis et leurs familles, soit environ 91.000 personnes, ont pu immigrer en France. Mais ils sont placés dans des camps de fortune, pour la plupart situés dans le sud du pays, comme celui de Rivesaltes dans les Pyrénées orientales, où ils vivent loin des regards, jusque dans les années 80.

De manifestations en grèves de la faim, les harkis cherchent un écho à une crise identitaire. La mobilisation devient totale lorsque le président algérien Abdelaziz Bouteflika, en visite en France en juin 2000, les compare aux collaborateurs français sous l’occupation allemande. Entre le 30 août et le 21 septembre dernier, deux plaintes contre X pour "crime contre l’humanité et complicité" sont alors déposées devant les tribunaux de Paris et Marseille. Des plaintes visant non seulement les autorités algériennes mais également la responsabilité du gouvernement français.

Annoncée le 6 février dernier par l’Elysée, la "journée d’hommage national aux harkis" (pour l'instant unique) a été notamment marquée aujourd’hui par des cérémonies dans la cour d’honneur des Invalides à Paris et à l'Elysée. Ces cérémonies interviennent à quelques mois des élections présidentielles et sept ans après la loi du 11 juin 1994 qui affirme la reconnaissance de la République française "envers les rapatriés anciens membres des formations supplétives et assimilées ou victimes de la captivité en Algérie, pour les sacrifices qu’ils ont consentis". Jacques Chirac a appelé ce matin au "devoir de vérité" à l'égard des harkis, reconnaissant que la France, en quittant le sol algérien, "n'a pas su empêcher les massacres commis en 1962". "Nous devons à toutes les victimes l'hommage du souvenir... Il est grand temps pour la Nation, dont c'est le devoir moral, de reconnaître leurs sacrifices et leur dignité", a affirmé le chef de l'Etat.

Des harkis manifestent le 21 septembre 2001
devant le palais de justice de Marseille
© AFP - Gérard Julien


Le président Jacques Chirac a pris acte de la dette de la France à l'égard des harkis en reconnaissant solennellement ce matin que la nation ne leur avait pas fait "la place qui leur était due". Le chef de l'Etat s'exprimait au cours d'une cérémonie militaire dans la cour d'honneur des Invalides à Paris, à l'occasion de la journée d'hommage national aux harkis. Reportage d'Isabelle Labeyrie.


La question harki révèle les blessures françaises de la Guerre d'Algérie. Analyse politique de Jean-Michel Blier.


Les oubliés de l'histoire


Habituellement, on considère comme « harkis » tous les engagés musulmans dans l’armée française pendant la guerre d’Algérie. Soit 220 000 personnes avant la fin de ce que l’on a longtemps appelé « les événements ». Or, historiquement et proprement dit, les harkis ne représentent qu’une partie des « supplétifs » engagés par l’armée française. Ces commandos très mobiles, baptisés Harka en arabe (mouvement), étaient recrutés parmi les civils. Sans statut militaire, et sous contrat mensuel, ils étaient composés par 70 000 personnes lors du cessez-le-feu du 19 mars 1962. A leurs côtés, se trouvaient en effet des Groupes mobiles de sécurité (10 000), des Moghazni (policiers ; 20 000), des groupes d’autodéfense (dans les villages ; 60 000) et des officiers et militaires d’active.

Après 1962, les chiffres sont moins précis. On estime entre 40 000 et 60 000 hommes (sans compter leurs famille) les « soldats de la France » qui ont pu quitté l’Algérie. Pendant vingt ans, ils seront installés dans des camps de transit, et de fortune, quasi-militaires, principalement dans le midi, mais aussi en région parisienne, dans le Nord,l'Alsace, la Haute-Loire ou en Aquitaine. En Algérie, ils auraient été entre 50 000 et 150 000 massacrés, victimes de représailles du FLN. Les 150 000 victimes mentionnées dans la plainte déposée en août dernier viennent d’une note officielle de 1974 du service historique des armées et du secrétariat d’Etat aux rapatriés en 1986.

Aujourd’hui, les anciens harkis et leurs descendants représentent une communauté de 400 000 personnes.



Photo prise le 18 mars 1956 en Oranie
d'une division de harkis (harka)
© AFP Archives


30 ans de combat pour la reconnaissance

Au début des années 1970, le combat des fils de harkis pour la reconnaissance commence par des actions dans les camps du sud de la France où étaient logées leurs familles. Ils protestent contre la ségrégation scolaire en incendiant des écoles, comme à Bias (Lot-et-Garonne).

En octobre 1974, un premier jeûne de plus d'un mois dans l'église de la Madeleine, à Paris, médiatise le mouvement. Suivra, de mai à juillet 1987, la "marche des oubliés", de Rouen à Monte Cassino (Italie), lieu de combats meurtriers en 1944 où se distinguèrent des troupes nord-africaines sous les ordres du général Juin. Puis, en janvier 1989, une grève de la faim à Briare (Loiret), avant une flambée de colère pendant l'été 1991. Six ans plus tard, Abdelkrim Klech, d'abord seul puis accompagné de cinq autres harkis, mène une grève de la faim de plusieurs semaines sous une tente, sur l'esplanade des Invalides. D’abord indifférentes, les associations vont se mobiliser. Les grèves de la faim et les manifestations se multipliant, mais aussi attirés par l'enjeu électoral, les gouvernements réagiront. En 1994, une loi avait instauré une série de mesures sociales en faveur des harkis et son article 1er évoquait la "reconnaissance de la République". Une rente viagère de 9.000 F (1.370 euros) leur a également été attribuée depuis 1999.

Le 16 juin 2000, en visite en France même, le président algérien Bouteflika, compare les harkis aux "collabos" français sous l'occupation allemande. Un mois plus tard, le président Chirac déclare que "cette phrase l'a choqué" et le 6 février dernier, il annonce la journée d'hommage de ce mardi.

Depuis, des dizaines de harkis soutenus par des associations ont porté plainte contre X pour crimes contre l'humanité. Le 30 août, à Paris, et vendredi dernier, à Marseille.




Photo prise le 22 octobre 1997 dans les
locaux de l'association 'Mieux Vivre'
à Lodève
© AFP - Claude Paris


RAPPORT : Enregistré à la Présidence de l'Assemblée nationale le 8 décembre 1999

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