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Nos objectifs et nos actions : Faire connaître officiellement l’histoire des Harkis trop longtemps occultée et falsifiée. Faire reconnaître les conditions de l’arrivée en métropole des Harkis et leurs familles. Obtenir de l’Etat français la reconnaissance officielle de la responsabilité du gouvernement de 1962. Obtenir de l’Etat français la reconnaissance morale de cette communauté sacrifiée et la réparation effective du préjudice subi

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Les engagements du Président

" Si le peuple français m'accorde sa confiance, je m'engage à reconnaître publiquement les responsabilités des gouvernements français dans l'abandon des harkis, le massacre de ceux restés en Algérie et les conditions d'accueil des familles transférées dans des camps en France" La France a un nouveau président François Hollande.

De nombreuses questions interpellent les harkis qui attendront des réponses adaptées aux problèmes de leur quotidien. Je tiens aussi à dire que nous serons très attentifs à la concrétisation des engagements de François Hollande.

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Monsieur le Président de la République François Hollande veuillez tenir vos promesses envers les familles de harkis. Signez la pétition

Publié par Le petit harki


Rapport de l'état des harkis en France

Introduction

Le 13 mars 2007 a été mise en distribution une proposition de loi présenté par des associations de harkis tendant à améliorer la loi du 23 février 2005 et d’établir les responsabilités dans le massacre de nombreuses victimes harkies après la date officielle du cessez-le-feu de la guerre d’Algérie.

Je demande qu’une commission formée de responsable associative et d’expert sera chargée de déterminer la vérité des faits qui se sont produits après le 19 mars 1962, en particulier des massacres, le désarmement des supplétifs, mais également  les conditions dans lesquelles ont été accueillies en métropole les harkis qui ont été rapatriées, des conditions indignes de la France pays des droits de l’homme… de la connaissance de tous ces faits doivent pouvoir être retenues des responsabilités.

La première exigence est de déterminer avec précision les faits pouvant donner lieu à reconnaître officiellement les conditions tragiques des harkis et leurs familles.

En l’occurrence, cette exigence consiste à déterminer les responsabilités dans le massacre de nombreuses victimes civiles, harkis après la date officielle de cessez-le-feu de la guerre d’Algérie.

Il s’agit d’un travail d’identification des responsabilités, un travail de réhabilitation de l’histoire harkie, pour cela ce thème qui se veut central sera donc celui d’une réparation morale. Domaine du travail de mémoire par excellence.

Toutefois, la responsabilité morale doit engendrer une responsabilité matérielle. Celui-ci doit faire référence à un devoir de réparation, un thème sans conteste plus matériel que moral.

Dans l’exposé des motifs au sujet de la situation des harkis qui ont combattu en tant qu’auxiliaires dans le camp français. Beaucoup d’entre eux y ont perdu la vie, sans oublier tous ceux qui, désarmés et abandonnés à la vindicte du FLN, ont été suppliciés et massacrés après le 19 mars 1962.

A leur arrivée en France, les rescapés furent installés dans des camps, des hameaux forestiers ou des quartiers isolés où ils continuent à vivre dans des conditions de précarité indignes. Après des reconnaissances partielles, ils attendent que l’Etat français reconnaissent ses responsabilités dans leur drame.

En effet, quarante quatre ans après la fin de la guerre d’Algérie, la France n’a toujours pas réglé le sort des personnels des diverses formations supplétives parqués dans des camps avec fils de fer barbelés et régime disciplinaire et demandent par ailleurs que les dépossessions soient réparées.

Les associations évoquent également l’importance du nombre de massacres et d’enlèvements ne fait l’objet que d’estimations, mais mériterait d’être approfondi. Il convient d’observer que ces difficultés purement quantitative se doublent de difficultés qualitatives. Quelles ont effectivement été les victimes de quels événements ? On ne peut demander de manière trop naïve des faits qui sont indéniables, d’autres demeurent encore dans l’ombre d’une histoire tragique et insuffisamment pacifiée.

Par ailleurs, une politique ambitieuse d’ouverture des archives du ministère des affaires étrangères doit être engagée. L’accès aux familles des dossiers, conservés dans les archives nationales tant à Paris qu’à Nantes, doit être effective. Ce moment sera une avancée mémorable vers la recherche de la vérité historique.

Rapport

130 000 à 180 000 supplétifs musulmans de l’armée française enlevés et massacrés après le cessez-le-feu du 19 mars 1962.

La France reconnaît la disparition de 3 018 civils européens mais les associations de défense des familles des disparus annoncent jusqu’ au chiffre de  9 000 morts.

Aujourd’hui, on dénombre environ 9 000 harkis et 2 000 femmes de harkis. Il convient de relever toutefois que la nationalité française constitue une des exigences légales pour prétendre au bénéfice du régime d’indemnisation spécifique en faveur des harkis mis en place à partir de 1987. Au reste, on ne peut oublier qu’un grand nombre de harkis ne se retrouve pas dans le texte de loi. Probablement, par manques d’informations ou par rejet de leurs dossiers d’indemnisation.

On estime à 30 000 à 40 000 le nombre de familles de musulmans ( environ 120 000 à 160 000 personnes ) qui purent de la sorte d’établir en France de 1962 à 1968.

Les services administratives

En 1970, l’ANIFOM a pris la place de l’ABDIR, elle a constituée sous la forme d’un établissement public administratif sous la tutelle du ministre chargé des finances.

Le SCR est hiérarchiquement rattaché au ministère de l’intérieur. La MIR et le HCR sont rattachés au Premier ministre…

La complexité de ces dispositifs ne peuvent que susciter des difficultés de coordination. Celle-ci ne sont sans doute pas étrangères et dans le même temps, les services gestionnaires ont considérablement coûtés.

Les chiffres 

L’ANIFOM comptait 1236 agents le 1er janvier 1981, en compte 53 aujourd’hui ( 37 à Agen où il a été délocalisé en 1981 et 16 à Périgueux où sont installés les archives ).

La MIR dispose quant à elle de 36 agents.

Au total, ce sont 152 agents qui traitaient au 1er janvier 2003 les questions concernant les rapatriés. Il s’y ajoute les personnels des préfectures ainsi que ceux des divers services centraux ou déconcentrés ( ANPE, ONAC et ses délégations départementales en charge de l’allocation de reconnaissance…).

L’appréciation sur l’organisation actuelle laisse perplexe et coûteux. En effet, la mission interministérielle est rattachée au Premier ministre, le service central des rapatriés au ministre de l’intérieur, l’ANIFOM au ministre des finances. Quant au ministères des affaires sociales, il arbitre dans son budget, les crédits d’intervention du chapitre 46-32, mais ceux-ci sont gérés pour l’essentiel pare le SCR c’est à dire par le ministère de l’intérieur.

Cette organisation singulièrement complexe soulève des questions.

Ses effectifs sont mis à disposition par divers ministères ( affaires sociales, intérieur, finances ) ainsi que par l’ONAC et l’ANIFOM dans des conditions dont la régularité est parfois incertaine et complexe. Quant aux crédits d’interventions, ils sont inscrits à trois budgets ( finances = indemnisation et retraites, anciens combattants = allocation aux anciens détenus, affaires sociales = chapitre 46-32. La MIR est donc dépendante d’autres administrations à la fois pour son fonctionnement et pour la mise en œuvre de ses actions. En particulier, le président de la MIR n’exerce d’autorité hiérarchique ni sur les agents de son administration, ni sur ceux des services qui lui sont rattachés. Même si la MIR n’a pas vocation à devenir une administration de gestion, cette situation rend à l’évidence son fonctionnement difficile.

Le budget de fonctionnement de l’ANIFOM 21.6 à 3.7 millions d’euros ( effectifs 702 à 62 agents ).

Dans le sens de notre proposition de loi, nous demandons l’extinction rapide des mesures extra spécifiques ( emploi, logement, bourse… ) en faveur des rapatriés et un retour au droit commun. Dans un souci de logique, d’efficacité et d’économie, cette situation mérite d’être claire et clarifiés.

Par contre, la création d’une fondation doit être envisagée et en collaboration avec les associations de harkis ( 1 par département avec un responsable régionale ). Placée sous la haute autorité du Président de la République, elle aurait pour vocation de promouvoir la culture, de défendre la mémoire et d’encourager le citoyenneté. Une fondation axée sur l’éducation et la formation des jeunes.

Statistiques 

30 000 à 40 000 familles de harkis de 1962 à 1968. 

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