Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

La Charte du Site

Ce Blog est un lieu de discussion et de débat ouvert à tous.

En déposant des réactions sur les différents articles ou commentaires des autres internautes, chacun apporte sa pierre au débat citoyen. Vous pouvez proposer vos articles par le biais du mail :

harki45@gmail.com

Une fois validé par l’équipe Mon Harki.com, l'article sera mis en ligne dans la catégorie appropriée et le débat que vous souhaitez initier pourra commencer. Tout article publié sur le site demeure sous l'entière responsabilité de son auteur et ses prises de positions n'engagent que lui. Cette prise de position est publique.

Pour être publié, un article doit être signé et ne peut donc pas être anonyme. Garant de la bonne tenue du blog, le modérateur veille au respect des thèmes abordés et se réserve le cas échéant le droit de ne pas publier un article. Les propos doivent se tenir dans la courtoisie et le respect mutuel. Donc apprenez à participer et à partager, l’intérêt d’un blog n’est pas de simplement de le lire, il s’enrichit aussi des interventions de la communauté y compris de vous !

Aux amis, même si vous n’êtes pas sûrs de votre français, allez au-delà de vos appréhension… vous êtes les bienvenus chez nous. Pour conclure, ne reprochez pas au gestionnaire du blog, le comportement des participants. Ne reprochez pas aux rédacteurs du blog de ne pas répondre à vos questions, rien ne les y oblige. L’équipe vous remercie et vous souhaite bon débat.

Nos objectifs et nos actions : Faire connaître officiellement l’histoire des Harkis trop longtemps occultée et falsifiée. Faire reconnaître les conditions de l’arrivée en métropole des Harkis et leurs familles. Obtenir de l’Etat français la reconnaissance officielle de la responsabilité du gouvernement de 1962. Obtenir de l’Etat français la reconnaissance morale de cette communauté sacrifiée et la réparation effective du préjudice subi

Pour devenir membre éditeur !

Vous avez un blog ou un site personnel. Vous êtes d'accord avec les objectifs du site Mon Harki.com et vous souhaitez participer à ses articles. Envoyez un mail en indiquant l'adresse et le nom de votre blog ou de votre site personnel ainsi que votre nom ou pseudo, puis après accord des membres du site nous officialiserons votre adhésion.

Les engagements du Président

" Si le peuple français m'accorde sa confiance, je m'engage à reconnaître publiquement les responsabilités des gouvernements français dans l'abandon des harkis, le massacre de ceux restés en Algérie et les conditions d'accueil des familles transférées dans des camps en France" La France a un nouveau président François Hollande.

De nombreuses questions interpellent les harkis qui attendront des réponses adaptées aux problèmes de leur quotidien. Je tiens aussi à dire que nous serons très attentifs à la concrétisation des engagements de François Hollande.

*******************************************************

Monsieur le Président de la République François Hollande veuillez tenir vos promesses envers les familles de harkis. Signez la pétition

Publié par Aïcha Kerfah

Avec lucidité, Aïcha Kerfah, commente le discours de Kader Arif du 25 septembre 2013.

 

A l'occasion du  51ème anniversaire de la cérémonie en Hommage aux Harkis, nous publions ci-dessous un article de Aïcha Kerfah, responsable régionale de harkis et droits de l’Homme. Aujourd’hui, Mme Kerfah commente le discours de M. Kader Arif.

 

Avec lucidité, Aïcha Kerfah, responsable régionale de harkis et droits de l’Homme, commente le discours de Kader Arif du 25 septembre 2013

 

aicha kerfah"Ne jamais rien lâcher (...), ne jamais rien oublier" c'est par ces mots que Kader Arif, ministre délégué à la défense, terminait son discours du 25 septembre 2012 (hommage aux harkis) aux Invalides.

 

Apparemment toujours sous le coup de l'émotion de son discours de 2012, M. Arif insiste aujourd'hui sur son "immense sentiment de responsabilité"... (lire en ligne le discours du 25 septembre 2013)

 

 

Il relie d'ailleurs la notion de responsabilité à la conjoncture socio-économique actuelle, orientant de facto son discours vers des mesurettes sarkoziennes comme la loi permettant de prolonger la durée d'inscription sur les listes d' emplois réservés de 3 à 5 ans !!!

 

 

Doit-on rappeler au ministre tout le mal que ces listes ont provoqué : faux espoirs du côté des enfants de harkis et exacerbation du côté des citoyens français face à une mesure souvent considérée comme discriminatoire. Ainsi ces mesures, loin d'apporter de réelles solutions à grandes échelle, ont surtout stigmatisé un peu plus une population.

 

 

Concernant la mémoire, Kader Arif a de grandes ambitions, tellement grandes qu'il y associe les ministres de l'éducation et de l'agriculture. Car le ministre ne vise pas moins qu'une transmission de l'histoire des harkis grâce à un "travail inédit" de recherche dans ce domaine!

 

 

C'est oublier que l'exposition itinérante "les harkis dans la colonisation et ses suites" a déjà sillonné les routes de France, ses écoles et même le Sénat.... C'est oublier aussi que de nombreux témoignages d'anciens harkis, de mères et d'enfants ont été patiemment collectés dans des ouvrages, permettant ainsi de reconstituer des parcours complexes ayant souvent des jalons communs. Notons que ce travail fut réalisé avec l'appui de chercheurs et d'historiens.

 

Enfin M. Arif rappelle  "la volonté et l'engagement du président de la république", précisant même que "cet engagement est en voie d'être honoré". Cependant l'engagement dont parle M. Arif n'a pas été tenu...

 

 

M. Arif parle de "fierté", de "notre pays la France" etc... Tout ce blablabla ministériel, mémoriel et pathétique ne remplacera jamais une véritable reconnaissance de la responsabilité de l'Etat français dans l'abandon, le massacre et la relégation des anciens harkis et bien souvent de leurs familles".

 

Ne jamais rien lâcher... Ne jamais rien oublier ? Pour ma part je  n'oublie pas les anciens harkis qui n'ont pas eu le temps d'être "fiers de leur pays la France", ceux massacrés en Algérie, ceux que deux présidents ont définitivement décidé d'ignorer, les reléguant ainsi à une mémoire d'indigène sans république.

Commenter cet article