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Nos objectifs et nos actions : Faire connaître officiellement l’histoire des Harkis trop longtemps occultée et falsifiée. Faire reconnaître les conditions de l’arrivée en métropole des Harkis et leurs familles. Obtenir de l’Etat français la reconnaissance officielle de la responsabilité du gouvernement de 1962. Obtenir de l’Etat français la reconnaissance morale de cette communauté sacrifiée et la réparation effective du préjudice subi

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Emmanuel Macron représente-il une chance pour les Harkis ?

Les Harkis avaient dû attendre 2012 pour que le président Sarkozy reconnaisse la « responsabilité » de la France dans « l'abandon », quelques jours avant sa défaite à l'élection présidentielle. En septembre 2016, le président Hollande avait formellement reconnu « les responsabilités des gouvernements français dans l'abandon des harkis ».

De nombreuses questions interpellent les harkis qui attendront des réponses adaptées aux problèmes de leur quotidien. Emmanuel Macron peut-il « réconcilier les mémoires » de la guerre d’Algérie ?

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Veuillez trouver ci-après une pétition. Signez la pétition

Publié par Said Balah Président 2ID-Harkis du Loiret

Le 12 mai 1962 : le jour où la France trahit les harkis

Le 12 mai 1962 : le jour où la France trahit les harkis.

Nous publions un article de l'association 2ID-harkis du Loiret ou nous souscrivons le contenu et l'analyse.

Ci-après l'article :

Lorsqu’on veut rendre hommage aux victimes de la guerre d’Algérie, on fait plus souvent référence au 19 mars, au 25 septembre ou au 5 décembre, mais jamais au 12 mai 1962. Pourtant, des enfants de harkis militent depuis peu pour faire de cette date une véritable journée de ralliement et d’hommage à tous les harkis tués ou disparus après le cessez-le-feu en Algérie.

Mais pourquoi des enfants de harkis veulent-ils aujourd’hui que l’on parle de cette date et que beaucoup d’entre eux souhaitent la commémorer ? Pourquoi les gouvernements français depuis 1962 occultent-ils cette date en imposant des dates de commémoration sans rapport avec l’histoire des harkis ?

Sans doute parce le 12 mai 1962 est-il une date honteuse que la France veut oublier à jamais tout en préservant des hommes politiques qui ont du sang sur les mains, alors que les harkis y voient tout un symbole pour honorer leurs morts et le point de départ d’une éventuelle réparation de leur préjudice.

Une date honteuse, que la France cherche à oublier…

Si le 19 mars 1962, date du cessez-le-feu, donne le signal pour pourchasser et massacrer les harkis et leurs familles sans oublier les pieds-noirs restés sur place, le 12 mai 1962 quant à lui est le début de l’abandon des harkis, livrés sans défense à la vengeance des vainqueurs, et des atrocités dont ils furent victimes.

En effet, les accords d’Evian n’avaient pas prévu le rapatriement des harkis puisqu’ils stipulaient que « nul ne peut être inquiété, recherché, poursuivi, condamné ni faire l’objet de décision pénale, de sanction disciplinaire ou de sanction quelconque, en raison de d’actes commis en relation avec les évènements politiques survenus en Algérie (…) ».Les harkis devaient être couverts sur place par ce texte, et la France ne voyait pas l’utilité de les rapatrier en raison notamment de leur supposée incapacité à s’intégrer à la société française. Leur installation en France n’était ni prévue ni souhaitée et encore moins encouragée, sauf pour les personnels militaires dépendant du ministère des armées. Pour les harkis, rattachés au secrétariat d’Etat aux rapatriés, seule était envisagée leur protection en Algérie.

Le gouvernement français, en désarmant et en laissant sur place les harkis, et en pensant que les vainqueurs respecteraient les accords signés le 18 mars 1962, a fait là preuve d’une grande naïveté.

Il a ensuite a fait preuve d’indifférence et d’irresponsabilité pour n’avoir pas fait respecter les accords d’Evian et surtout pour avoir donné des ordres pour limiter, et interdire les départs de harkis vers la métropole.

En effet, le gouvernement français, dirigé par Robert Boulin, incapable de prévoir les besoins d’accueil des pieds-noirs massivement rentrés en métropole, n’avait pas de moyens pour accueillir les harkis fuyant les vexations et les mauvais traitements. C’est pourquoi, le ministre en charge des affaires algériennes, Louis Joxe, dans une note du 12 mai 1962, interdit le débarquement de supplétifs en métropole tout en préconisant leur renvoi en Algérie ainsi que des sanctions contre les officiers à l’origine des rapatriements.

Cet ordre est relayé le même jour par le ministre des armées, Pierre Messmer, et le ministre de l’intérieur, Roger Frey, adresse le 17 mai 1962 une circulaire aux préfets pour empêcher l’installation des harkis en France.

La naïveté et l’indifférence françaises sont directement à l’origine du drame des harkis : plus de 100 000 personnes ont été tuées, dont des femmes et des enfants, plusieurs dizaines de milliers d’hommes ont été emprisonnés et torturés, sans oublier de nombreux disparus.

Quant aux harkis qui ont pu s’établir en France, grâce à des militaires honnêtes qui ont risqué leur carrière, ils ont vécu avec leurs familles pendant plusieurs années dans des camps ou des cités isolées, privés de liberté et de toute chance de s’insérer socialement et économiquement dans la communauté nationale. La France en a fait des citoyens de seconde zone, des assistés dépendant des services sociaux et incapables de se débrouiller seuls.

Nicolas Sarkozy, en 2012 après l’avoir promis en 2007, et François Hollande, en 2012, ont reconnu la responsabilité du gouvernement français dans l’abandon des harkis, sans jamais l’officialiser dans une loi comme le réclament de nombreuses associations de harkis.

…mais dont les harkis veulent se souvenir en hommage à leurs morts et disparus

C’est pourquoi, les enfants de harkis, qui ont connu les camps et qui ont pris le relais de leurs parents, attachent une grande importance à la date du 12 mai. Ils veulent en faire un symbole pour honorer la mémoire de tous les harkis tués ou disparus en Algérie, mais aussi pour faire reconnaître la responsabilité de l’Etat français dans leur drame, en vue d’une juste réparation qu’aucun texte n’a jusqu’à présent été en mesure de leur donner.

Cette journée doit devenir la seule référence pour tous les harkis et leurs enfants, pour se substituer le cas échéant à la journée du 25 septembre et à celle du 5 décembre, trop neutres et auxquelles ne participe aujourd’hui pas grand monde, sans parler du 19 mars qui supplantera à terme ces deux dates, et dont les harkis ne veulent pas.

C’est pourquoi, il nous faut dès à présent anticiper et faire en sorte que le 12 mai soit notre date, choisie par nous pour ce qu’elle est réellement : le jour où la France trahit et abandonna les harkis.

Pour y parvenir, nous devons éviter pour l’heure un rassemblement à Paris, qui risque de ne pas susciter l’adhésion de tous en raison de l’éloignement, de l’absence de moyens des associations, des susceptibilités des uns et des autres, et des tentations de récupération.

Nous devons au contraire privilégier des rassemblements locaux, à l’initiative des seuls responsables associatifs et dans le respect des lois de la Républiques. Il vaut mieux des petits rassemblements ici et là qui, avec l’aide des médias locaux, auront plus de retentissement qu’un rassemblement à Paris qui passera inaperçu, comme cela a été le cas jusqu’à présent.

Ce jour-là, chaque association pourra d’une part rendre hommage aux harkis morts ou disparus en déposant une gerbe sur un lieu de mémoire (monument aux morts, stèle…), et d’autre part manifester devant une administration (préfecture, sous-préfecture, mairie…) pour signifier qu’il s’agit là aussi, au-delà d’un geste mémoriel, d’une action revendicative.

Le 12 mai doit en effet être la base sur laquelle s’appuyer pour faire aboutir notre principale revendication : la reconnaissance de la responsabilité de l’Etat français dans le drame des harkis et la réparation des préjudices subis aussi bien en Algérie qu’ici en France.

L’aboutissement de cette revendication pourra se faire à travers des plaintes individuelles en justice en s’inspirant de l’action devant le tribunal administratif de Cergy-Pontoise et du jugement rendu par celui-ci le 10 juillet 2014, qui ouvre des perspectives fort intéressantes. Il pourra également se faire à travers le vote d’une loi à laquelle il faudra travailler dès à présent et à soumettre aux candidats à l’élection présidentielle de 2017, tout en gardant à l’esprit les promesses non tenues de Nicolas Sarkozy et François Hollande.

En attendant, nous pourrons toujours nous manifester au second tour des élections départementales et des prochaines élections régionales pour leur rappeler notre revendication et leur dire notre mécontentement.

Saïd Balah

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philippe 24/05/2015 17:42

faudrait il constituer une loi du douze-neuf merce pour que les politiques reconnaissent la non-stipulation du sort des harkis apres la date du cessez le feu

Mohamed Sadaoui 27/04/2015 14:37

Moi je dirais plutôt , allez voter , engagez vous , battez vous pour vous hisser le plus haut possible , ne laissez pas les autres décider pour vous , prenez votre destin en mains ...et surtout transmettons notre histoire à notre descendance et vous verrez qu'un jour notre histoire sera notre fierté et surtout celle de nos parents qui ont eu un immense courage , une fidélité sans faille à une nation qui n'a rien trouver de mieux que les trahir quand elle n'en a plus eu besoin .
Cette nation , la France , finira un jour par ouvrir les yeux et ce jour là , nous , nos enfants , nos petits enfants seront là , debout face à elle pour toujours lui rappeler ses vieux démons jusqu'à ce qu'elle daigne faire entrer la question Harkie dans l'histoire de France .

BOUAKKAZ SALEM 21/04/2015 15:41

ne votez plus,qu'ils soient de gauche , de droite , ils s'adressent au Harkis et à leur famille pour nos vote,ne vous rendez plus aux urnes car une fois élus,ils nous ignorent.En FRANCE il vaut mieux être du FLN que d'avoir versé son sang pour la France en 14/18;en 39/45;en Indochine et en Algérie.Comme reconnaissance nous avons droit à la HAINE,au MEPRIS et à la MISERE!

Pied-Noir 25/03/2015 16:44

Et oui, De Gaulle a signé les accords d'Evian qui permettent à ceux du FLN de s'installer (logés, nourris, soignés) facilement en France, et a interdit de sauver les Harkis.
De la part d'un Pied-Noir.

Lecas 24/03/2015 18:57

La France doit reconnitre cette page de honte.
Je ne crois pas du tout à la parole de Hollande, qui cherche des voix tous azimuts.