Fusillade aux Moulins à Nice après des tirs en pleine journée.

Fusillade aux Moulins à Nice : deux morts et six blessés en pleine journée, le quartier replonge dans la peur

Une nouvelle fusillade d’une extrême violence a frappé le quartier des Moulins à Nice ce lundi 11 mai 2026. Vers 15h30, plusieurs tirs ont éclaté sur la place des Amaryllis, en pleine après-midi, alors que des habitants faisaient leurs courses et que des familles circulaient encore dans ce secteur commerçant très fréquenté. Le bilan est particulièrement lourd : deux morts et six blessés, dont trois en urgence absolue. Selon les premiers éléments communiqués par le procureur de la République Damien Martinelli et les autorités locales, les assaillants auraient ouvert le feu avant de prendre la fuite. Plusieurs témoins évoquent un véhicule impliqué dans l’attaque ainsi qu’un suspect aperçu sur une trottinette. Une enquête pour assassinat en bande organisée a été ouverte.

  • Fusillade survenue lundi 11 mai 2026 vers 15h30 aux Moulins à Nice
  • Deux morts et six blessés, dont trois grièvement touchés
  • Attaque menée en pleine journée sur une place commerçante
  • Suspects toujours en fuite après les tirs
  • Écoles confinées et quartier plongé dans la panique
  • Enquête ouverte pour assassinat en bande organisée
  • Les autorités privilégient la piste d’un règlement de comptes lié au narcotrafic

Aux Moulins, les habitants décrivent des scènes de panique rarement vues à ce niveau d’intensité. Les tirs ont éclaté en plein jour, sur une place habituellement animée. Des commerces ont immédiatement fermé leurs rideaux tandis que plusieurs établissements scolaires voisins ont été confinés par précaution. Les secours sont intervenus massivement dans un quartier déjà marqué par de précédents épisodes de violences liés au trafic de stupéfiants. Des images relayées sur les réseaux sociaux montrent une forte présence policière et des riverains en état de choc, certains réfugiés derrière des véhicules ou dans les halls d’immeubles au moment des détonations.

Le maire de Nice, Éric Ciotti, s’est rapidement rendu sur place. Il a dénoncé une « fusillade terrifiante » et promis des mesures de sécurité supplémentaires, notamment l’ouverture rapide d’un poste de police municipale dans le secteur. Cette attaque marque surtout un nouveau cap dans la violence qui touche plusieurs quartiers niçois depuis des mois. Tirer en pleine journée, dans une zone fréquentée par des familles, montre une montée spectaculaire de la brutalité et un sentiment d’impunité grandissant parmi les réseaux criminels.

Le quartier des Moulins est depuis longtemps identifié comme un point sensible du narcotrafic dans l’ouest niçois. Mais de nombreux habitants affirment que la situation s’est fortement aggravée récemment. Plusieurs fusillades et règlements de comptes ont déjà secoué la ville ces dernières semaines, notamment dans le quartier Saint-Roch le week-end précédent. Cette fois, le mode opératoire choque particulièrement : les auteurs semblent avoir agi sans aucune crainte de provoquer des victimes collatérales. Pour beaucoup de riverains, cela traduit une escalade incontrôlable où les groupes criminels cherchent désormais à imposer leur domination par la terreur.

Dans les rues des Moulins, la colère et la lassitude dominent. Des commerçants racontent vivre au rythme des descentes de police, des tensions et des coups de feu depuis des années. Certains habitants évoquent désormais ouvertement leur volonté de quitter le quartier. Psychologiquement, cette nouvelle fusillade laisse des traces profondes. Voir une place publique transformée en scène de guerre en plein après-midi renforce le sentiment d’abandon chez une partie des riverains.

Cette affaire prend également une dimension politique immédiate. Le narcotrafic et les violences urbaines occupent déjà une place centrale dans le débat national, et cette tragédie risque de relancer les critiques sur l’efficacité des politiques de sécurité. Beaucoup s’interrogent désormais sur la capacité réelle des autorités à empêcher certains quartiers de basculer durablement dans une logique de violence chronique liée aux trafics de drogue.