Pendant des mois, l’Élysée a tenté de refermer la séquence comme un simple moment de tension conjugale. Mais depuis la sortie du livre Un couple (presque) parfait du journaliste Florian Tardif, la fameuse vidéo tournée au Vietnam en 2025 revient brutalement au centre du débat politique et people. Et un nom cristallise désormais toutes les curiosités : Golshifteh Farahani.
L’image avait fait le tour du monde : à la descente de l’avion présidentiel, Brigitte Macron semblait repousser sèchement Emmanuel Macron devant les caméras. L’Élysée avait immédiatement parlé d’une “chamaillerie” anodine. Une version officielle répétée pendant des mois. Mais Florian Tardif affirme aujourd’hui qu’un échange de messages entre le président et l’actrice franco-iranienne aurait provoqué une scène de jalousie à bord de l’appareil.
Selon l’auteur, il ne serait pas question d’une liaison secrète mais d’une “relation platonique” nourrie par des échanges réguliers et une admiration mutuelle. Une phrase attribuée à Emmanuel Macron — “Je vous trouve très jolie” — aurait particulièrement irrité Brigitte Macron. Depuis, les chaînes d’information et les réseaux sociaux se sont emparés du sujet avec une fascination presque obsessionnelle.
Mais ce qui intrigue réellement les Français dépasse largement la question des SMS. Le cœur du scandale réside dans le profil même de Golshifteh Farahani. Exilée d’Iran après avoir défié les règles imposées aux femmes artistes, devenue figure du cinéma international, elle incarne une image de liberté, de sophistication et de rébellion culturelle qui contraste fortement avec la rigidité du pouvoir présidentiel français.
Dans l’imaginaire collectif, cette opposition crée un récit presque romanesque : un président intellectuel fasciné par une artiste libre et insaisissable, pendant qu’un couple présidentiel déjà atypique tente de préserver son image d’unité absolue. Depuis 2017, Emmanuel et Brigitte Macron ont toujours présenté leur relation comme une forteresse contre les rumeurs et les attaques personnelles. La vidéo du Vietnam a fissuré cette construction médiatique en quelques secondes.
L’entourage de Brigitte Macron dément fermement les affirmations du livre. Plusieurs proches assurent qu’elle ne consulterait jamais le téléphone de son mari et dénoncent des extrapolations destinées à vendre un récit sensationnel. Même prudence du côté de l’Élysée, qui refuse d’alimenter davantage une polémique devenue virale. Quant à Golshifteh Farahani, elle n’a pas réagi directement à ces nouvelles révélations. Par le passé, elle avait déjà dénoncé la manière dont certaines sociétés projettent immédiatement des fantasmes amoureux sur les relations entre hommes et femmes célèbres.
Cette affaire explose aussi parce qu’elle touche à quelque chose de profondément français : la fascination pour les couples de pouvoir. Derrière la politique, le public cherche désormais des émotions, des failles, des tensions humaines. La gifle supposée de Hanoi est devenue bien plus qu’un geste capté par hasard. Elle représente, pour beaucoup, le moment où la communication ultra-contrôlée du couple Macron a laissé apparaître une émotion brute.
Sur les réseaux sociaux, les réactions sont divisées. Certains dénoncent une transformation injuste de Golshifteh Farahani en “femme fatale” orientale au service d’un récit médiatique caricatural. D’autres estiment au contraire que cette histoire révèle une jalousie parfaitement humaine dans un univers politique habituellement glacé et stratégique.
Une chose est certaine : même sans preuve publique irréfutable, le nom de Golshifteh Farahani restera désormais associé à l’un des épisodes les plus commentés du quinquennat Macron. Et derrière les démentis officiels, une question continue de fasciner les Français : la vidéo du Vietnam montrait-elle vraiment une simple chamaillerie… ou un instant de vérité impossible à contrôler ?
